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Le 29 novembre prochain, dans une semaine pile, vous pourrez enfin découvrir Coco, le dernier film d’animation de Pixar. Ce film est un véritable « hommage au Mexique », et voici un récapitulatif des détails que nous avons noté jusqu’ici.

Coco - Bande-annonce officielle

Coco - Bande-annonce officielle

La production de Coco

Coco est le dernier film produit par les studios d’animation Pixar et publié par Disney. Il est axé sur la culture et plus particulièrement la fête mexicaine du Jour des morts et ce sera la dernière fois que nous verrons un film Pixar original dans les 10 prochaines années, puisque les sorties futures annoncées sont des suites Les Indestructibles 2 , Toy Story 4 ou encore la suite des ‘’Mondes de Ralph’’ et de La Reine des neiges pour Disney.

Son réalisateur Lee Unkrich a conçu le projet en 2010, à l'époque où il travaillait sur Toy Story 3. Fait intéressant, il présente de nombreuses similitudes avec le film La Légende de Manolo, film d’animation produit par 20th Century Fox Animation et sorti en 2014. Mais si le thème du Jour des morts est le même, ce projet est plus ancien et l’histoire est différente.

Le titre Coco est lié au personnage de Mama Coco, l'arrière-grand-mère du protagoniste Miguel. Coco est le diminutif de Socorro, un prénom fréquent au Mexique, que les créateurs ont décidé d'utiliser pour ce personnage attachant.

Les nombreux personnages décédés de Coco sont représentés par des squelettes animés, ce qui a représenté un défi unique pour les animateurs. Comme ils n'ont pas de muscles, ils n'ont rien pour lier leurs os ensemble. Les mouvements de ces personnages sont différents de ceux des humains et de la façon dont ils sont représentés dans les films d'animation, ce qui a nécessité la création d'une nouvelle technique d'animation.

L’histoire

Les deux thèmes principaux de "Coco" sont la musique et la famille, du point de vue de la communauté mexicaine. D'une part, la musique influence grandement le développement de l'intrigue et les chansons sont inspirées par le folklore mexicain, notamment les rancheras et les boléros. D'autre part, l'unité familiale est la clé des personnages, et ce film évoque notre relation à nos ancêtres, et la façon dont les ancêtres influencent leurs descendants.

L’histoire suit Miguel Rivera, un garçon de douze ans qui rêve de devenir musicien, une passion qui, pour son plus grand malheur, est interdite dans sa famille. Issu d'une lignée de cordonniers, ses ancêtres rejettent cet art parce qu'ils croient qu'il est maudit. Miguel admire secrètement Ernesto De la Cruz, un célèbre chanteur et musicien décédé il y a plusieurs décennies, qui pourrait bien être son arrière-arrière-grand-père, ayant quitté son arrière-arrière-grand-mère pour suivre ses rêves d'acteur/musicien.

Coco se déroule pendant la fête du Jour des morts (Día de muertos), le jour où les défunts reviennent dans le monde des vivants. Miguel se retrouve accidentellement au Pays des Morts, où il rencontre les membres décédés de sa famille et Ernesto. Il devra retourner chez lui avant le lever du soleil parmi les vivants, sous peine d’être coincé à jamais parmi les morts. C’est ainsi, qu’avec l'aide de l’arnaqueur Hector, Miguel retrouvera De la Cruz, gagnera l'approbation de sa famille pour se consacrer à la musique, et tentera de revenir dans le monde des vivants.

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Un véritable hommage à la culture mexicaine

Coco est un véritable hommage au Mexique du début à la fin. En plus des éléments de l'intrigue, chaque personnage, lieu, coutume ou élément culturel est issu de la culture mexicaine et aztèque. La relation entre Miguel et sa famille illustre le respect et l'affection que les Mexicains ont pour leurs proches. En outre, le personnage fictif d'Ernesto de la Cruz est un hommage à des artistes tels que Jorge Negrete ou Pedro Infante.

Miguel est toujours accompagné de son fidèle chien Dante. Cet animal appartient à la race xoloitzcuintle (aussi appelé chien nu mexicain), originaire du Mexique et inscrit depuis peu au patrimoine culturel du Mexique. Cette race est née il y a plus de trois mille ans et, selon la mythologie aztèque, ce chien accompagne les âmes des défunts jusqu’au Mictlán, le territoire des morts (comme Dante l'accompagne au Pays des Morts). En outre, il partage son nom avec le poète Dante Alighieri, auteur de la ‘’Divine Comédie’’.

Les lieux sont aussi symboliques. Miguel et sa famille vivent à Santa Cecilia, une charmante ville mexicaine située parallèlement au Pays des Morts. Comme beaucoup le savent, son nom est une référence au patron des musiciens. D'autre part, le design du Pays des Morts a été inspiré par la ville de Guanajuato. Et les producteurs ont fait plusieurs voyages au Mexique, y compris des visites dans d'autres villes telles que Morelia ou Patzcuaro.

Et, bien évidemment, les grands artistes qui sont nés dans ce pays reçoivent leur petit hommage. Coco offre une vision romantique de la mort, puisque au Pays des Morts, les défunts coexistent pacifiquement et sont heureux. Et il convient de noter que ses créateurs voulaient représenter des personnages importants tels que Cantinflas, Frida Kahlo, Jorge Negrete, Pedro Infante ou Santo.

La surprise du doublage

Dernier détail, et pas des moindres, Pixar a également choisi avec soin les voix des personnages. Hormis pour Rebelle, c'est la première fois qu’ils se concentrent sur une nationalité spécifique non américaine. Dans la version originale, le casting est composé d’acteurs d'origine latine, ce qui est mis en évidence par l’utilisation très fréquente de « spanglish ». Pour le doublage en espagnol, un casting 100% mexicain a été utilisé, d’ailleurs nombre d'entre eux ont répété l’exercice dans les deux langues (par exemple : Gael García Bernal).

Et pour enfoncer le clou, Disney/Pixar a également pris la décision de maintenir ce même doublage pour toutes les versions espagnoles. Si c’était déjà le cas dans les premières productions de Disney, depuis 1992 avec La belle et la bête, la tradition exigeait un doublage spécifique à l'Amérique latine et un spécifique à l'Espagne, comme c’est d’ailleurs le cas pour la plupart des films. Par conséquent, Coco fait figure d’exception et ce choix témoigne du respect des producteurs envers la culture mexicaine.

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